L'Echangeoir d'Ecriture

atelier d’écriture en présentiel

Dans la catégorie Atelier d’écriture, vous pourrez découvrir certains des ateliers réalisés par L’Echangeoir d’écriture. Nous vous présenterons quelques unes des expériences menées, ce que cela peut nous apprendre, comment les réutiliser.

Et surtout, vous pourrez aussi découvrir certains des excellents textes réalisés par les participants. N’hésitez pas à commenter, c’est pas le dialogue que nous pouvons tous progresser.

animatrice d'ateliers d'écriture

Un instant dans la peau d’une animatrice d’ateliers d’écriture

Un instant dans la peau d’une animatrice d’ateliers d’écriture Découvrez l‘expérience de Solène, stagiaire pour découvrir le métier d’animatrice d’ateliers d’écriture à l’Echangeoir d’écriture.  Comme c’est agréable d’écrire en sirotant un thé, en se laissant guider et inspirer par une personne à l’œil affûté ! Mais que se passe-t-il vraiment de l’autre côté de la table, lorsque tu es celui ou celle qui transmet l’étincelle d’inspiration aux autres ? Lorsque je me suis posé cette question, je suis allée toquer chez l’Echangeoir d’écriture pour y faire un stage.   Ce que j’ai découvert du metier d’animatrice d’ateliers d’écriture Certains voient en l’animateur·rice un puits de connaissances qui a la bonté de nous les partager, d’autres y voient une personne capable de nous faire apprendre l’art des mots de façon ludique ; moi j’y vois un·e guide qui nous aide à choisir notre chemin ou en entrevoir de nouveaux. Mais ce que j’ai vu en observant, et ressenti en m’y essayant, s’est avéré bien plus conséquent. Animer un atelier ne représente pas plus d’un tiers du temps de travail de l’animateur·rice. Lire pour sans cesse renouveler ses idées, adapter ces dernières à un public précis, définir ce que chaque atelier va apporter à ses participants, ce sont autant de défis qu’il ou elle a à relever. L’animation c’est aussi un métier social, même dans le cadre de l’écriture. Animer un atelier, ce n’est pas seulement donner matière à écrire, c’est aider chaque participant à surmonter ses doutes, prendre confiance en lui jusqu’à parvenir à lire devant tout le monde. C’est créer une harmonie dans chaque groupe pour que chacun y creuse sa place sereinement. L’écriture remue les émotions, et parfois elles jaillissent. Un atelier est aussi un espace de libération et d’accueil des émotions, et ce pour les participants mais aussi pour l’animateur·rice qui fait face à une dizaine de paire d’yeux comptant entièrement sur lui ou elle. Parlons justement de dépendance. A première vue, être animateur·rice d’ateliers d’écriture est gage de liberté : choisir ses horaires, ses sujets, les lieux, … Mais la réalité est que l’on choisit en majorité les horaires où le plus de monde est disponible, soit le soir et le week-end ; on fixe ses prix selon ses besoins mais avant tout selon le marché ; on cherche des lieux abordables et bien situés étant donné qu’il n’en existe pas de spécifiquement dédié aux ateliers d’écriture. Être animateur d’ateliers d’écriture, c’est un peu comme être un pirate et naviguer de port en port ! Merci Solène, pour ce beau retour très réaliste sur l’animation d’ateliers d’écriture !

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stage raquette-écriture

Retours sur le stage Raquette-écriture 2026

Retours sur le stage Raquette-écriture “les silences et les mots” 2026 Didier, participant aux stages projets personnels et Raquette-écriture, vous transmets son expérience du stage raquette-écriture à Payolle, en janvier dernier avec Malie pour l’écriture et Olivier, accompagnateur en montagne.  Cette fois, je ne vous parlerai pas de l’avancement de mon roman, sauf à vous dire que ça, que je progresse encore et encore. Non, je voulais évoquer le magnifique stage raquettes-écriture de ce weekend. Deux jours alliant rando raquettes et écriture au milieu de paysages féériques. Vendredi soir : Une auberge accueillante, une belle dynamique de groupe, Olivier un guide génial pour faire découvrir sa belle région, cuisinier au feu de bois hors pair, rassurant et attentif, à la belle voix chantante des montagnes, Malie toujours aussi professionnelle et à l’écoute positive, et tous les silencieux personnages secondaires ou figurants, humains ou sauvages, croisés, aperçus, … Un premier atelier vendredi soir avant la nuit, sur le silence du muet traduit par celui qui le voit, qui l’écoute. Samedi  Matin et montée sous la neige drue, abondante, généreuse à percer toutes nos carapaces pour nous toucher à fleur de peau. Une cabane sombre pour mes yeux de myope et lumineuse de chaleur humaine malgré les vêtements trempés … Avez-vous déjà vu des gants et un bonnet créer de l’eau ? Cabane sombre à chauffer au bois glané puis coupé de nos ardeurs collectives, Cabane sombre pour écrire sans voir (pour un myope) et se relire à la clarté d’une lampe frontale amie, Une cabane s’ouvrant sur le panorama où chevreuils et cerfs se découvrent, ô merveille, dans les yeux des voyants sous le vol lent et ample d’un gypaète barbu; panorama où le merle se cache dans un buisson de houx, où blanc, vert et rouge s’épousent joliment. Silence intérieur et les sons de la vie autour grandissent tel un torrent facétieux pour un nouvel exercice, Une cabane pour rompre le silence et se toucher de mots quand on voudrait tant dire sans toujours bien trouver les mots, Ou une cabane pour goûter et se délecter de magrets, de pommes de terre et de bananes au chocolat, cuits au feu de bois avant de chanter à l’accolade, Et la descente, la nuit ayant posé son manteau noir sur le monde blanc, où le myope devient tout à coup l’égal des voyants à la lueur des lampes frontales. Dimanche : Sommeil réparateur qui ouvre sur une journée lumineuse. Les raquettes se posent dans les pas des compagnons d’aventure. Le souffle est court mais la joie est immense. L’atelier sur la littérature des fragments nous ouvre sur le silence des vides entre les mots. Descente sous le ciel gris triste de nous savoir repartir. Retour à l’auberge pour la lecture partagée avant l’ultime atelier d’atelier d’écriture rectificative où l’on détourne, retourne les rimes pour réhabiliter les oublié(e)s que le poète a réduit au silence. Départ, retour. Et fin. Et faim déjà et toujours de nouvelles aventures, Où la vie et les mots se croisent, se mêlent et tissent la grand voile de la littérature. Merci infiniment Malie A bientôtDidier

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Autour du polar

Lancement du Festival du Livre de Léguevin,

La première du Festival du Livre de Léguevin En février, nous avons eu le plaisir de participer à la première session du festival du Livre de Léguevin. Après plusieurs mois de préparation, de réunions, de projets, d’idées et parfois quelques doutes (il en faut bien, pour progresser !), on y était ! Pour cette première session le festival était consacré à la littérature jeunesse. Vous pouviez y rencontrer différents auteurs, de romans, de BD, de manga… (à la maison, quand les enfants ont su que Joris Chamblain, le créateur de Sorcières Sorcières et des Carnets de Cerise serait là, c’était la folie !) Bien sûr, L’Echangeoir d’écriture n’était pas en reste ! Nous avons pu animer deux ateliers, plein de gaités et de découvertes. D’abord un atelier pour les ados le matin, pour écrire l’émotion de son personnage. Et l’après-midi, un atelier plus général, pour s’approprier les codes du roman jeunesse. Dans les deux cas, c’était un plaisir que de découvrir les textes imaginés en si peu de temps. Plaisir partagé ensuite lors de la lecture public à la clôture du festival. Un grand merci donc aux organisateurs et aux participants et vivement l’année prochaine ! Retours en images sur le festival du Livre de Léguevin. Découvrez l’ambiance du festival, quelques images des ateliers et de la lecture finale.

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pinède

L’atelier “EcHo-écritures” écrire pour penser le monde et notre rapport au vivant

Écrire le monde, penser, explorer, raconter l’ensemble du vivant avec l’atelier EcHo-écritures La littérature peut-elle changer notre vision du monde ? Voilà un atelier qui cherche à réponde à cette question qui me tient particulièrement à cœur. En effet, si la littérature a largement exploré les actions, les pensées et les paroles humaines, il lui reste à s’ouvrir à l’immensité du monde. Car la fiction a la possibilité d’offrir une place aux voix non-humaines qui vibrent autour de nous. Elle peut, par l’empathie, faire ressentir la place de l’environnement et l’urgence de le protéger. Elle peut aussi reprendre à son compte les narrations des luttes et des aventures pour le vivant, pour nous les rendre plus proches. Ainsi dans l’atelier EcHo-écriture, nous explorons par la littérature toutes ces relations du vivant auquel nous appartenons et toutes les nouvelles possibilités de narrations qu’elles nous offrent. Écrire le monde, multiplier les formes et les outils littéraires : Au niveau formel, c’est un atelier qui permet de multiples possibilités. De la description à la poésie en passant par le polar et la littérature engagée ou humoristique. De l’aventure à la contemplation ou de l’urgence à la mesure du temps… L’écopoétique peut être le creuset d’un renouveau littéraire. Elle est le lieu de tentatives de création de nouvelles formes ou d’actualisations d’outils d’écriture déjà existants. Un atelier qui a donc de multiples ouvertures et qui promet autant de découvertes riches et variées. L’année dernière nous avons pu poursuivre à distance l’atelier et ainsi, parmi d’autres thèmes, nous nous sommes intéressés au polar vert. Nous avons ainsi consacré un atelier à la mise à jour par l’écriture du crime écologique. A vous de découvrir maintenant l’un des textes produits à ce moment-là. Écrire le monde : une intrigue sous-marine. (Agathte) Lorsque Taho jette l’encre, Mila est prête. Elle a déjà enfilé ses palmes et ses bouteilles, vérifié tout son matériel et s’est postée sur le rebord du bateau en attendant Pierre, le moniteur. De l’autre côté de l’embarcation, Mila fixe l’horizon bleu et tente d’apercevoir l’endroit où la mer devient le ciel. Ballotée par la faible houle, la jeune femme sent l’excitation monter. Pour son dernier niveau de plongée, Pierre l’amène découvrir un nouveau spot qu’il connait lui-même peu, à l’angle Ouest du Parc Naturel Marin des îles sous le vent. Une chance dont elle compte bien profiter au maximum. – C’est parti ? Mila lève la main et forme un rond entre son index et son pouce qui signifie « Okay ». Alors, les deux humains-grenouilles se balancent en arrière et disparaissent rapidement dans l’océan. Sous l’eau, un autre univers. Des poissons lunes survolent un récif corallien d’une beauté à couper le souffle. Un des plus beaux et des derniers récifs encore intacts au monde, lui avait annoncé Pierre avant de partir. Le lieu tient ses promesses. Les couleurs chatoyantes des coraux indiquent qu’ils regorgent de vie, des poissons clowns jouent à cache-cache dans des anémones de toutes tailles, une tortue les salue sur son passage. Bref, si le paradis existe, il est ici, se dit Mila. H Lorsqu’ils arrivent à une crevasse, Pierre lui demande si elle veut descendre. Elle lui signe que oui. Le récif tombe à pic et lorsqu’elle le dépasse, elle a cette sensation magique de voler. Pendant un moment, les deux plongeurs suivent la faille s’étendant à perte de vue. Curieusement, un côté a l’air moins habité que l’autre. En s’approchant un peu de la paroi, ils s’aperçoivent aussi qu’elle est plus lisse. De petits crustacés ont réussi à s’y accrocher, tout comme des milliers d’oursins noirs qui lancent leurs piques vers les profondeurs. D’énormes concombres de mers aspirent la roche et tentent de filtrer l’eau de la mer au milieu des restes d’étoiles de mer blanchies par la mort. Mila lève les yeux vers la surface. 50m, estime-t-elle. Là haut, le soleil envoie ses rayons chauds qui parviennent à peine jusqu’à eux. Est-ce pour cela qu’il fait tout gris ici ? H Devant elle, Pierre s’est arrêté. Il étend son bras et montre une courbe uniforme. La roche est bombée et quasi nue. Quelques coquillages s’y accrochent mais on dirait que la plupart de la faune et de la flore polynésiennes a déserté les lieux. Étrange, pense Mila. La fosse aux requins d’hier était beaucoup plus profonde et plus fournie que celle-ci… Dans un creux, sous une algue brune, la plongeuse repère une fissure qu’ils s’accordent à suivre. Quelques mètres plus bas, ils traversent des centaines de bulles fébriles qui, en s’échappant de la craquelure, attisent leur curiosité. Un courant chaud. Mila pose sa main sur la roche et d’un geste vif, balaie les microalgues agrippées. Derrière leur masque, les deux plongeurs froncent les sourcils en même temps. La porosité de la matière est reconnaissable entre mille. Pourquoi du béton se retrouve-t-il à 100m de profond dans une des plus belles fosses du Parc Naturel Marin ? Le hors-bord de Taho file à vitesse grand V en direction l’atoll principal. Personne ne parle plus. Seules les secousses de la coque contre le plat des vagues répondent aux pensées de Mila, assise à la proue, les pieds ballants. Les yeux rivés sur son reflet déformé, elle ne parvient pas à effacer l’image des trois triangles incrustés dans le béton fissuré. Trois hélices bien connues du grand public… symbole de la radioactivité.   Agathe.   L’atelier “EcHo-écriture”, écrire le monde en 2021-2022 Cette année encore, j’espère relancer l’atelier au Chameau Sauvage. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à découvrir la page de l’atelier ICI ou à nous contacter directement ICI.

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atelier d'écriture littéraire toulouse

Que fait-on dans l’atelier “En lisant, en écrivant” ?

Les particularités de l’atelier “En lisant, en écrivant”. Lorsque j’ai créé l’atelier “En lisant, en écrivant”, il faut bien avouer que je l’ai d’abord fait en pensant à moi. J’y ai mis ce dont je rêvais, ce que j’avais envie de partager. Et j’ai été vraiment heureuse de voir que cela prenait aussi vite ! (J’en profite pour dire merci aux fidèles – Julie, Axelle, Ariane, Geneviève et Rose- qui ont permis par leur enthousiasme que cet atelier existe). L’organisation de l’atelier “En lisant, en écrivant”. Le but de l’atelier est simple. Il s’agit de se retrouver deux fois par mois autour d’un ou deux ouvrages. La première fois, c’est pour approfondir la lecture, en saisir les enjeux, l’organisation de l’œuvre, son style, son originalité, sa poétique, ses sens et significations, son environnement… Bref l’observer au plus près pour la connaître au mieux. Ensuite dans un deuxième temps, nous nous retrouvons pour un atelier d’écriture autour de cette même œuvre. Dans cette deuxième séance, nous essayons de retrouver ses caractéristiques principales pour écrire “à la manière de”. Ainsi nous pouvons doter notre écriture de nouveaux outils, structures, formes d’expression. Il ne s’agit pas bien sûr, de copier aveuglement. Car le principe est surtout d’apprendre avec et par l’écriture, pour pouvoir ensuite adapter ces formes à nos propres projets. L’atelier “En lisant, en écrivant” est donc d’abord un lieu de découvertes littéraires. Il permet de se plonger dans des auteurs de tous pays et toutes époques. C’est aussi un espace pour essayer, adapter, se nourrir de littérature. De Jane Austen à Virginia Woolf en passant par Pierre Ducrozet, Sylvain Prudhomme, Kim Thuy, Ivan Repila, Luis Sepulveda, Vera Caspary, Antonio Munoz Molina mais aussi Craig Johnson, Jérôme Bonnetto et Franck Bouysse….Un atelier vraiment littéraire et approfondi. Découvrir des réalisations de l’atelier : Lors de l’année 2020-2021, les participants de l’atelier “En lisant, en écrivant” m’ont lancé un défi. Ils me demandaient d’approfondir les liens entre romans et cinéma. Je leur ai répondu par un autre défi : transmettre par les mots un extrait de film. Comment passer d’un langage à l’autre ? Comment traduire en phrases la musique, la lumière, les couleurs, les mouvements, les attitudes et le jeu des acteurs ? Découvrez la proposition de Geneviève pour transmettre la douceur, la finesse et la tension silencieuse du film L’odeur de la papaye verte. Du film au texte Vous voulez en savoir plus ? Découvrez bientôt le programme complet pour 2021-2022 sur la page dédiée à l’atelier “En lisant, en écrivant”.

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ecrire un roman à plusieurs

écrire un roman à plusieurs, atelier d’écriture au long court.

Qu’est-ce qu’écrire un roman à plusieurs ?  L’idée d’écrire un roman à plusieurs mains n’est pas nouvelle. On se souvient par exemple de l’association des auteurs Boileau-Narcejac. Mais, à L’Echangeoir d’écriture, le défi de réaliser un tel exercice est né de l’expérience des ateliers de La passagère menée par Sybille de Bollardière. La proposition, bien sûr, nous a enthousiasmés. L’écriture est souvent un plaisir solitaire, même lorsqu’on la partage en atelier. Alors avoir un vrai projet de groupe, ça change tout ! Surtout si un tel projet permet d’expérimenter de nouvelles techniques et d’offrir des bases de travail à ceux qui cherchent une aide pour se lancer dans un projet long. Ce que l’on va expérimenter : Organisé sur une année scolaire, l’atelier « écrire un roman à plusieurs : La bibliothèque perdue » a pour but premier d’expérimenter des techniques de mise en route puis de cheminement du roman jusqu’au travail de réécriture. Nous explorerons donc les pistes suivantes : Préparer l’idée : penser le sens et la forme, faire des recherches documentaires, créer des personnages, définir un style, préparer un plan d’écriture. Ecrire : faire des esquisses préparatoires, travailler l’écriture, allers-retours projet/écriture. Travailler son texte : relecture/réécriture. Le thème : « La bibliothèque perdue », tel sera le thème mystérieux de ce roman à plusieurs voix. L’histoire (d’après un fait réel) d’une bibliothèque cachée sous la révolution puis murée et retrouvée il y a peu. Vous désirez en savoir plus ? Venez nous rejoindre ! Pourquoi nous rejoindre : En dehors de ce thème alléchant, il y a de multiples raisons pour nous rejoindre. Vous pourrez travailler sur une forme longue avec un « filet de sécurité » et vous entraîner à mener à bien un projet sans vous décourager. Vous aurez aussi l’occasion de trouver des méthodes pour vos projets personnels. Vous serez également soutenu par une expérience de groupe toujours porteuse, générant échanges et retours. Les conditions : Pas de conditions d’écriture particulière mais une certaine notion d’engagement à prendre en compte. Il s’agit d’un projet de groupe, donc il faut s’assurer de pouvoir avancer plus ou moins régulièrement, sans perdre le fil pour ne pas laisser les autres en plan. Comment nous rejoindre ?  L’atelier aura lieu à Léguevin, à l’association Planet Création un jeudi soir par mois. Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter directement. Les dates et modalités sont disponibles ICI. [wysija_form id=”1″]

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L'atelier d'écriture de Gabriel García Márquez

L’atelier d’écriture de Gabriel García Márquez : « Comment raconter une histoire ».

Trois conseils d’écriture de Gabriel García Márquez. Avouez-le, le titre donne envie ! Un atelier d’écriture animé par un Nobel, par l’auteur de livres aussi divers et somptueux que Cent ans de solitude, Chronique d’une mort annoncée ou L’amour au temps du choléra ! C’est un rêve devenu réalité. Pourtant, il me semble qu’à moins d’être un passionné de l’écrivain colombien, ce n’est pas non plus un ouvrage indispensable. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un essai ou d’un livre de conseils. En fait, c’est la transcription des ateliers menés par García Márquez dans les années 80. Pas un livre à courir acheter donc, sauf pour trois conseils généraux, que chaque (aspirant) écrivain devrait toujours garder en mémoire. MODESTIE, AMBITION, MOYENS : les trois paramètres qui aident à faire le bon écrivain. Tout au long des ateliers de García Márquez, ces trois éléments, reviennent régulièrement. Et ce ne sont pas seulement des qualités qu’il propose mais bien une mise en pratique. La MODESTIE : ne pas avoir peur de couper. En premier lieu, il faut savoir accepter la critique et être soi-même critique vis-à-vis de son travail. Il faut écouter ce que disent les autres. Ne pas avoir peur de (beaucoup) couper. Ne pas hésiter à transformer, recommencer, même si vous avez l’impression que « ça fait bien ». Il faut apprendre à couper, à refaire. Un bon écrivain se reconnaît moins à ce qu’il a publié qu’à ce qu’il a jeté à la poubelle. Évidemment les autres n’en ont pas conscience mais lui, si. Il sait ce qu’il enlève, ce qu’il réécrit, ce qu’il améliore. Quand on recommence quelque chose c’est qu’on est sur la bonne voie [1]. L’AMBITION : La fictionmanie serait-elle le nouveau mot pour ceux qui sont obsédés par la création d’histoires ? Quoi qu’il en soit, le conseil de García Márquez, c’est de travailler et surtout de vous donner les meilleurs modèles. En résumé, vous voulez devenir écrivain ? Ce n’est pas suffisant, vous devez vouloir devenir le « meilleur écrivain ». Pour pouvoir écrire, on doit être persuadé qu’on est meilleur que Cervantès : sinon, on devient pire qu’on ne l’était en réalité. Il faut viser haut, essayer d’aller loin.[2] Les MOYENS : Travailler l’histoire et travailler le style. Bien sûr, tout le monde sait que ce sont des fondamentaux. Alors voici ce que précise García Márquez. D’abord, l’histoire ne doit pas être évidente. Ce ne doit pas être la première idée qui vous vient à l’esprit. L’histoire doit être complexe, profonde, avec plusieurs niveaux et cela… sans que ça se perçoive trop à la lecture. Quant au style, le plus important, c’est qu’il doit s’adapter à l’histoire, la servir, la soutenir. D’accord, me direz-vous, mais comment faire tout ça ? Il n’y a pas de recettes miracles, seulement beaucoup de travail et beaucoup de lectures. Souvent, on croit « tenir » l’histoire, on se dit que tout est résolu, et puis on se met à l’écrire et on se trompe de tonalité, de style. Il peut arriver que cette erreur conduise à une impasse. Par chance, nous avons en nous un petit détecteur qui nous permet de rectifier –et je dis « par chance » parce qu’il y a des méthodes proposées pour écrire des scénarios mais la vérité, c’est qu’aucune n’a la moindre utilité. Tout simplement parce que chaque histoire contient sa propre technique de narration. Le défi du scénariste, c’est de la capter à temps[3]. La préface : Alexandre Lacroix, qui a écrit la préface, prêche pour sa paroisse. Le fondateur de l’école d’écriture Les Mots (Paris) profite de l’espace d’expression de cette préface pour tenter de définir et surtout vanter les ateliers d’écriture. Mais surtout, Alexandre Lacroix clarifie l’un des présupposés de García Márquez, la différence entre l’idée (de départ) et l’histoire (obtenue à l’arrivée). L’idée : L’idée, c’est quelque chose qui se transmet rapidement. L’idée peut s’expliquer en quelques paroles. Elle n’a pas besoin de la personnalisation ou de la complexité des personnages et/ou de l’univers du récit. L’histoire : A l’inverse, dans une histoire, il y a de la profondeur, de l’opacité, des obstacles. Si on la résume en quelques mots, on doit sentir qu’on y perd quelque chose. Pour qu’il y ait une histoire, il faut qu’un ou plusieurs personnages, nettement décrits et situés, rencontrent des obstacles sur leur route. L’idée est du côté de la solution, l’histoire du côté du problème. L’idée est lisse, l’histoire est rugueuse comme la réalité. Ou mieux, une idée, c’est une histoire qui couche avec son lecteur dès la première ligne ; une histoire digne de ce nom, c’est au contraire une créature farouche et mystérieuse qui ne se livrera qu’à la dernière page[4]. Et voilà, donc maintenant, à vous de vous mettre au travail ! [wysija_form id=”1″] L’atelier d’écriture de Gabriel Garcia Marquez, comment raconter une histoire. Paris, Seghers, 2017, traduction par Bernard Cohen et préface d’Alexandre Lacroix. 455 p. [1] Op.cit, p. 25 [2] Op.cit, p.25 [3] Op.cit, p. 28 [4] Op.cit, p. 12

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Jeux de cons

Les nouvelles de l’été: Jeux de cons! 2/2

« Je suis volontaire ». A ces mots hésitant, le pilote se retourna, surpris. -Pardon ? -Vous avez besoin d’un pilote ? J’ai 500 heures de vol sur Spitfire et je suis formée à la navigation, dit-elle en faisant un pas en avant. -Mais vous n’y pensez pas ! C’est la guerre ! La vraie… C’est autre chose que de livrer des avions. -Je suis votre meilleure option….- Le ton était plus convainquant. -Il faut du cran et du sang froid. Il faut maîtriser ses émotions ! la coupa-t’il. -Je suis votre meilleure option pour que la mission se fasse avant le coucher du soleil. -Elle n’a pas tort ! -C’était la première fois que l’officier de renseignement se joignait à la discussion- Si les allemands s’apprêtent à nous attaquer, je préférerais être mis au courant. La surprise de ce matin était, disons… désagréable. Le silence régnait dans la salle quand le chef le rompit : « Ne me le faites pas regretter ! » Il lui présenta la situation de la ligne de front, les terrains ennemis à éviter, les zones de DCA à contourner. Elle eut également droit à un cours accéléré sur le maniement de la caméra. Elle prit les derniers bulletins météo et traça sa route sur la carte en notant les points de passage. Tout en l’aidant à se sangler, il lui donnait les derniers conseils : « N’oubliez pas, votre vie est plus importante que la mission, pas de bravoure inutile. Une dernière chose, si vous êtes abattue derrière les lignes, ne vous faite pas prendre vivante ». Elle se demanda si finalement c’était une bonne idée. Son genou droit se mit à trembler. « Allez du courage, tu voulais de l’action, te voilà servie » marmonna-t-elle. Puis très vite l’expérience reprit le dessus. Le moteur démarré, elle roula jusqu’au seuil de piste et décolla. Son genou ne tremblait plus. Heureusement la couche nuageuse était basse, cela lui permettrait de s’y réfugier en cas de mauvaise rencontre. Tout en surveillant les alentours, elle se préparait à sa mission. A cinq minutes de l’objectif, elle décida de descendre. Alors qu’elle passait en palier, elle vit au loin des lueurs scintillantes. Cela lui rappela les feux d’artifices de son adolescence qu’elle trouvait si romantiques. Quelque chose éclata à droite, puis à gauche et soudain le ciel s’embrasa. Stupeur ! Ce qu’elle avait pris pour des lueurs était en fait le départ des coups de DCA. Après les 88 voici les 37 et les 20 millimètres qui entraient dans la danse. Les obus fusaient. C’était un miracle que l’avion n’ait pas encore été atteint. Elle plongea un peu plus vers le sol. Clac ! Bang !. Touché… Mais rien de vital, elle continuait. Elle survolait maintenant l’objectif en essayant de rester le plus stable possible. Elle passa en un éclair au dessus des troupes se jetant à couvert à son passage. A mesure qu’elle s’éloignait, l’intensité du feux diminuait. Quel étrange sensation de se retrouver à nouveau dans un ciel calme alors que quelques instants auparavant il bouillonnait. Elle était trempée de sueur et toute étonnée de s’en être sortie vivante. Tout en reprenant ses esprits, elle commença à vérifier si tout allait bien. L’avion répondait normalement. Alors que ses yeux parcouraient le tableau de bord, elle fut saisie d’horreur… Elle avait oublié enclencher la caméra ! Son genou se remit à trembler. Il n’était pas question qu’elle y retourne. C’était déjà un miracle qu’elle respire encore. Elle se rappela les paroles du soldat : revenir saine et sauve à n’importe quel prix. Et puis, on ne lui reprocherait pas d’avoir raté cette mission. Après tout, durant toutes ces années, on lui avait bien fait comprendre que l’on n’en demandait pas trop à une femme ! C’est certain, on l’accueillerait avec compassion et bienveillance, la félicitant même d’avoir essayé, et on n’en parlerait plus. Manette au plancher, manche à droite le Spitfire fit un superbe demi tour. Son genou ne tremblait plus. Elle essaya d’analyser la situation. Malgré tout, elle gardait l’initiative, même sur leur garde, ils ne s’attendraient pas à avoir aussi vite un deuxième passage. Elle choisit d’arriver par le nord mais cette fois en s’aidant du relief pour se soustraire le plus possible à la vue des artilleurs. L’avion volait bas… Plus bas que lors du premier passage… Dernières vérifications. Ne pas oublier enclencher cette fichue camera ! L’objectif n’était plus très loin. Instinctivement, elle tourna la tête à droite et vit des éclairs saccadés à la lisière d’un bois. Plus d’hésitation, elle piqua pour coller le plus possible au terrain. Déjà les premiers obus éclataient derrière elle. Le Merlin délivrait toute sa puissance faisant trembler le capot. L’artillerie se déchaînait, c’était maintenant un mur de ferraille qu’elle devait traverser. Elle rentra ses épaules et baissa la tête, illusoire protection contre ce déchaînement de fureur. Elle était encadrée par les traçantes. Par intermittence un « Bang » lui confirmait qu’elle était bien la cible. Sa vitesse était maintenant effrayante. Elle passa au dessus de l’objectif en trombe et se mit à zigzaguer dans le plan vertical et horizontal. Il fallait rendre imprévisible sa trajectoire pour désorienter les pointeurs. A nouveau, sans prévenir, le ciel redevint calme. Elle en profita pour vérifier l’état de la machine. Les commandes répondaient normalement, RAS. Elle coupa la caméra. Vérifications extérieures faites, elle constata un trou dans l’aile. « On pourrait sans problème y faire passer la tête de Mr Hasting ». A cette pensée, elle ne put s’empêcher de rire nerveusement. Tout en relâchant la pression, elle prit le cap de Melsbroek. « Quel jeux de cons quand même !» FIN   Retrouver la première partie ICI

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spitfire envol

Les nouvelles de l’été: Jeux de cons! 1/2

Tout la troupe du 15ième FPP de Hamble était rassemblée sur le tarmac. Les esprits étaient encore embrumés par les festivités du nouvel an mais ils commençaient à saisir la gravité de la situation. L’officier exposait l’ampleur du coup qui avait été porté à l’ensemble des aérodromes du front nord. Personne n’avait envisagé un tel scénario pour le premier jour de cette année 45. Ils étaient donnés KO et voilà qu’ils se relevaient. Le briefing terminé, la base fut prise d’une effervescence soudaine. Le personnel courrait dans toutes les directions. Dernières informations météo prises, situation de la ligne de front vérifiée, fiches de mission attrapées, tous se dirigèrent vers les appareils. La jeep, chargée de sept pilotes convoyeuses, roulait à vive allure, ne réduisant sa vitesse qu’une fois arrivée au pied de chacun des appareils. Parachute sur le dos, cartes et masque sous le bras gauche, Susan s’agrippait au montant du pare-brise avec son autre bras. On lui avait assigné un Spitfire PRXI, un avion taillé pour la reconnaissance photographique. Il était attendu à Melsbroeck, au squadron n°16 de la 34ième escadre. La voiture ralentit à nouveau, c’était son tour. Elle sauta en marche et se dirigea vers son taxi. Le mécano venait de finir les dernières vérifications et l’aida à s’installer dans le cockpit. Une fois la check list terminée, elle jeta un dernier regard dehors et démarra le moteur. L’hélice commença à tourner dans un bruit de tonnerre, les pots d’échappement crachant de longues flammes bleues. L’avion s’élança. Il fallait faire attention, le risque de collision était partout. Coup d’œil à droite, coup de frein, virage à gauche, le seuil de piste fut atteint rapidement. Autorisée à décoller, les gaz à fond, elle prit de la vitesse. Quelques coups au palonnier pour tenir les embardées et déjà l’avion ne touchait plus terre. La piste défilait à vitesse croissante. Tout en prenant de l’altitude, elle escamota le train, ferma le radiateur, ramena l’hélice au pas de croisière et prit le cap de la Belgique. Une fois en palier, bercée par la symphonie ronronnante du Merlin, son esprit se mit à vagabonder. Elle vivait des moments extraordinaires, elle en était consciente. Selon les standards de la société, sa place était derrière un fourneau, mais pour elle c’était inimaginable…une plaisanterie que sa mère s’acharnait à défendre. Elle se rappelait encore cet après-midi où Mr Hasting, riche propriétaire terrien, était venu la voir pour lui proposer un job en or : « Je suis sûr que vous feriez une épouse exquise. Votre élégance n’a d’égale que votre beauté et vos yeux bleus éblouiront notre foyer ». Il avait apporté un somptueux bouquet de roses. Avec un peu plus de courage, elle les lui aurait fait manger. Mais elle manquait encore d’aplomb pour s’opposer aux convictions imposées par sa mère. Cette dernière ayant commencé les négociations de la dot, elle s’était contentée de ne rien dire mais le lendemain elle signait son engagement dans l’Air Transport Auxiliary. La vie de pot de fleur ne l’enchantait pas ! De ce jour, plus aucune demande en mariage ne vint troubler Susan… Elle allait enfin pouvoir mettre en pratique ses leçons de pilotage. En effet, Mr Hasting lui avait apporté une opportunité en or et quel chemin avait été parcouru depuis ce jour ! Souvent dans la douleur, elle s’était découvert des aptitudes jusqu’alors insoupçonnées mais il lui arrivait de trouver triste et frustrant de faire ces vols de convoyage utiles mais sans gloire. Elle s’annonça verticale des installations et en profita pour regarder l’état du terrain. Un paysage lunaire se dévoila sous ses ailes. Les bâtiments étaient éventrés, la terre constellée de cratères et de carcasses d’avions encore fumantes. Heureusement, la piste avait été peu endommagée. En fin de dernier virage, elle débuta sa finale. Tout s’enchaîna très vite. Train sorti, volets abaissés, avec dextérité et souplesse, elle maintenait le cap. Survolant le seuil de piste, le Spit se posa comme une fleur puis roula jusqu’au dispersal et s’y arrêta. Par des gestes mille fois répétés, elle ouvrit le cockpit et s’extirpa de la carlingue. S’ensuivit un enchaînement de mouvements rapides et précis l’emmenant à la terre ferme. Personne ne vint l’accueillir. Elle avait déjà connu des bombardements mais ce qu’avait subi cette base semblait être d’un niveau au-dessus. Au creux d’un cratère, elle devina un bras et les restes d’une tête. C’était trop pour son estomac… le couvert d’un muret lui permit de vomir sans porter atteinte à sa pudeur. -Personne n’est préparé à ça ! Elle se retourna en s’essuyant la bouche et dévisagea l’importun. Elle reconnu l’insigne d’un squadron leader. Il la salua et bien qu’il ait du mal à marcher, il lui proposa son aide pour porter son parachute. Aide qu’elle refusa. Elle préféra engager la conversation : -Vous avez été durement touchés ? – Une véritable hécatombe, tous les avions ont été plus ou moins endommagés. Il ne reste plus que le votre. – Et vos pilotes ? Il fit une courte pause puis raconta ce qui s’était passé : au moment de l’attaque, le personnel était toujours en train de cuver les festivités du nouvel an au mess. La déflagration d’une bombe avait anéanti en une seconde toutes les forces vives de l’escadrille. Ceux qui n’étaient pas morts étaient bons pour un long séjour à l’hôpital. Il devait son salut à un pilier mais sa jambe avait été criblée d’éclats de verre. Au fond du dispersal, assis à un bureau, l’officier de renseignement les regardait entrer la mine contrariée. L’état major venait de téléphoner, il leur demandait de faire une dernière reconnaissance photographique sur la ligne de front. On redoutait une autre contre attaque allemande. Mais le squadron n’avait plus les moyens de la réaliser. Un avion et pas de pilotes valides, ils avaient beau se retourner le cerveau, aucune solution n’en sortait. -Je suis volontaire. A ces mots hésitant, le pilote se retourna, surpris. A suivre…

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